Le respect du passé, la force du présent, l'avenir du peuple
Notre projet politique
Le Parti Francophile porte un projet de refondation politique et institutionnelle profonde.
Il s’agit de restaurer une République pleinement souveraine, démocratique et responsable, fondée sur la clarté des règles, la séparation des pouvoirs et la reddition des comptes.
Ce projet s’articule autour de seize axes structurants, qui constituent la colonne vertébrale de l’action politique du Parti Francophile.
La Vᵉ République a montré ses limites démocratiques. Le Parti Francophile défend une refondation constitutionnelle complète afin de rééquilibrer les pouvoirs, renforcer le rôle du peuple et garantir une démocratie plus responsable et plus lisible.
La Cinquième République, conçue en 1958 pour répondre à une crise institutionnelle grave, a rempli sa mission historique. Elle a apporté stabilité, continuité de l’État et efficacité exécutive. Mais ce cadre n’est plus adapté à la réalité politique, sociale et institutionnelle actuelle.
Aujourd’hui, plusieurs dérives sont devenues structurelles :
Concentration excessive du pouvoir autour du Président de la République
Affaiblissement du Parlement, réduit trop souvent à un rôle d’enregistrement
Absence réelle de reddition de comptes en fin de mandat présidentiel
Déconnexion croissante entre le peuple et les institutions
Crise de légitimité démocratique, illustrée par l’abstention massive et la défiance civique
La Cinquième République n’est pas illégitime.
Elle est devenue inadaptée.
Le Parti Francophile refuse deux impasses :
❌ Le présidentialisme sans contrôle
❌ Le régime d’assemblée instable et paralysant
Notre projet repose sur un principe clair :
Un État fort, mais contrôlé.
Un pouvoir efficace, mais responsable.
Une démocratie exigeante, mais lisible.
La VIᵉ République n’est donc ni une rupture anarchique, ni un simple toilettage constitutionnel.
C’est une refondation institutionnelle complète, pensée pour durer plusieurs décennies.
Sous la VIᵉ République :
Le Président de la République conserve un rôle central
Mais il devient directement comptable de son action devant la Nation
La fin de mandat donne lieu à une évaluation institutionnelle formelle, publique et contradictoire
Le pouvoir n’est plus hors-sol.
Gouverner redevient un mandat, pas un chèque en blanc.
La VIᵉ République redonne au Parlement :
Un véritable pouvoir de contrôle de l’exécutif
Un rôle renforcé dans :
les lois budgétaires
les nominations stratégiques
l’évaluation des politiques publiques
Le Parlement cesse d’être une chambre d’écho.
Il redevient un contre-pouvoir effectif.
La nouvelle Constitution sera :
Lisible par tout citoyen
Stable, pour éviter les révisions permanentes opportunistes
Dépourvue de toute dépendance extérieure, notamment supranationale
La loi fondamentale redevient un texte de souveraineté, pas un compromis technocratique.
Le Parti Francophile refuse toute prise de pouvoir institutionnelle par contournement du peuple.
La VIᵉ République sera adoptée :
Exclusivement par référendum
Après un débat public structuré
Sur un texte constitutionnel complet, accessible à tous
Aucune assemblée, aucun parti, aucun gouvernement ne peut imposer seul une nouvelle Constitution.
La transition prévoit :
Le maintien temporaire des institutions actuelles
Un calendrier précis de bascule institutionnelle
La continuité de l’État et des services publics
Aucune vacance de pouvoir
Pas de chaos.
Pas de flou juridique.
Pas d’aventure institutionnelle.
La VIᵉ République inclut des mécanismes de protection clairs :
Limitation stricte des pouvoirs exceptionnels
Encadrement juridique renforcé des états d’urgence
Traçabilité des décisions majeures
Transparence institutionnelle contrôlée
Le but est simple :
Empêcher les abus, quels que soient les gouvernants.
Sans réforme constitutionnelle :
Les réformes économiques sont fragiles
Les politiques sociales sont réversibles
L’autorité de l’État reste contestée
La souveraineté nationale demeure théorique
La Constitution est la charpente.
On ne rénove pas une maison en commençant par la peinture.
La VIᵉ République que nous proposons n’est pas une promesse électorale de plus.
C’est une architecture institutionnelle complète, pensée pour :
restaurer la confiance
stabiliser le pays
responsabiliser le pouvoir
réconcilier l’État et le peuple
La France n’a pas besoin de moins d’État.
Elle a besoin d’un État juste, responsable et souverain.
La VIᵉ République n’est pas un slogan.
C’est le préalable indispensable à toute reconstruction nationale.
La démocratie implique la responsabilité. Le Parti Francophile propose l’instauration d’un mécanisme institutionnel permettant d’évaluer l’action du Président de la République à la fin de son mandat, dans un cadre républicain, transparent et apaisé.
En France, le Président de la République dispose de pouvoirs considérables :
direction de l’exécutif
influence majeure sur la politique nationale
rôle central en matière diplomatique et militaire
Pourtant, à la fin de son mandat, il n’existe aucun mécanisme institutionnel obligatoire permettant :
d’évaluer son action,
d’analyser ses décisions,
de confronter ses engagements aux résultats réels.
Une fois le mandat terminé, le Président quitte ses fonctions sans rendre de comptes à la Nation.
Cette situation nourrit la défiance, l’irresponsabilité politique et le sentiment d’impunité.
Exercer le pouvoir suprême implique d’en répondre devant le peuple.
La Commission du Bilan Présidentiel (CBP) n’est :
ni un tribunal politique,
ni une commission de sanction,
ni un instrument de revanche.
C’est un outil républicain de transparence, d’évaluation et de responsabilité.
La CBP est une commission indépendante, temporaire et institutionnelle, chargée d’évaluer :
le bilan du Président de la République sortant,
l’action de ses Premiers ministres,
les grandes orientations prises durant le mandat.
Elle intervient après la fin du mandat, dans un cadre strictement défini par la Constitution et la loi organique.
La Commission du Bilan Présidentiel est composée de 80 membres, issus de la société française dans toute sa diversité :
parlementaires (Assemblée nationale et Sénat),
représentants du monde économique,
représentants syndicaux,
agents de la fonction publique,
citoyens issus de milieux sociaux variés,
personnalités qualifiées (associatif, académique, ancien service de l’État).
Les citoyens sont désignés de manière encadrée, avec possibilité de refus, afin d’éviter toute pression ou instrumentalisation.
La commission se réunit entre 1,5 et 3 mois après la fin du mandat présidentiel
Une plateforme citoyenne est ouverte quelques semaines après la fin du mandat pour recueillir :
témoignages,
analyses,
documents utiles à l’évaluation
Le Président sortant et ses Premiers ministres sont auditionnés
Ils disposent :
d’un droit de réponse,
d’un droit de contestation des pièces produites
Certaines séances peuvent se tenir à huis clos si nécessaire
Les auditions sont enregistrées et rendues publiques après coup, dans un souci de transparence.
La CBP produit :
Un rapport complet institutionnel, archivé auprès du Conseil constitutionnel
Un rapport de synthèse vulgarisé, destiné au grand public
Une analyse des écarts entre :
promesses de campagne
décisions prises
résultats observables
Il ne s’agit pas de juger, mais d’éclairer l’Histoire et les citoyens.
La Commission :
ne prononce aucune peine,
n’empêche pas un ancien Président de se représenter,
ne bloque pas l’accès à d’autres fonctions.
Mais le bilan existe, il est public, archivé, consultable.
Le pouvoir cesse d’être amnésique.
Sans reddition de comptes :
les erreurs se répètent,
les dérives s’installent,
la défiance s’aggrave.
Avec la CBP :
la fonction présidentielle est rehaussée,
la parole politique retrouve de la valeur,
la Nation reprend un droit de regard légitime.
La Commission du Bilan Présidentiel incarne une idée simple mais puissante :
Le Président gouverne au nom du peuple,
il rend donc des comptes au peuple.
Ce mécanisme est une rupture culturelle dans la vie politique française.
Une rupture nécessaire.
La démocratie ne s’arrête pas le soir de l’élection.
Elle se prolonge jusqu’au dernier jour du mandat.
La Commission du Bilan Présidentiel est l’un des piliers de la VIᵉ République.
La souveraineté nationale est la condition de toute démocratie réelle. Le Parti Francophile défend la capacité pleine et entière de la France à décider librement de ses lois, de ses politiques et de son avenir.
Depuis plusieurs décennies, la France a progressivement transféré des compétences essentielles à des instances supranationales, principalement l’Union européenne.
Concrètement, cela signifie que :
Une part importante des lois françaises découle du droit européen
Les règles budgétaires, monétaires et économiques sont largement contraintes
La politique commerciale, agricole et industrielle est encadrée voire imposée
La France ne maîtrise plus pleinement sa monnaie ni sa politique monétaire
Le débat n’est plus de savoir si l’Union européenne influence la France,
mais à quel point elle limite sa capacité à décider librement.
Une Nation souveraine doit pouvoir décider seule de ses lois, de son budget, de sa monnaie et de ses priorités.
Le Parti Francophile considère que :
la souveraineté n’est ni un repli,
ni une fermeture,
ni un rejet des coopérations internationales.
C’est la capacité de choisir, et non de subir.
Le Frexit, tel que proposé par le Parti Francophile, est :
une sortie ordonnée, juridique et négociée de l’Union européenne,
décidée par référendum populaire,
accompagnée d’une période de transition sécurisée.
Il ne s’agit ni d’un saut dans le vide, ni d’une rupture brutale.
Contribution brute annuelle : environ 23 à 25 milliards d’euros
Retour via subventions et programmes : environ 14 à 16 milliards
Coût net annuel estimé : 7 à 10 milliards d’euros
Sortir de l’UE permet de reprendre la maîtrise de ces sommes, au lieu de les voir redistribuées selon des priorités extérieures.
Difficiles à chiffrer précisément, mais largement documentées :
Normes administratives et réglementaires coûteuses pour les entreprises
Limitation des aides d’État à l’industrie
Délocalisations facilitées par la concurrence intra-européenne
Politique agricole commune inadaptée aux réalités françaises
Le coût économique indirect se chiffre en dizaines de milliards d’euros par an, selon plusieurs études indépendantes.
Les lois françaises redeviennent pleinement nationales
Fin de la primauté automatique du droit européen
Responsabilité politique claire devant les citoyens
Possibilité de soutenir les filières stratégiques
Relocalisation industrielle encadrée
Protection raisonnée des secteurs clés
Sortie de la P.A.C
Soutien direct aux agriculteurs français
Politique adaptée aux territoires et aux productions locales
La sortie de l’Union européenne est indissociable de la question monétaire.
Tant que la France est soumise à la Banque centrale européenne, elle ne contrôle :
ni sa monnaie,
ni ses taux,
ni sa politique de crédit.
Le Frexit ouvre la voie à :
la recréation d’une Banque nationale française,
le retour d’une monnaie nationale ou d’un instrument monétaire souverain,
une politique monétaire adaptée à l’économie réelle.
⚠️ Ce point fait l’objet d’un axe spécifique, détaillé ultérieurement.
Le Parti Francophile prévoit :
une période transitoire de négociation,
la sécurisation des contrats existants,
la continuité des échanges commerciaux,
le maintien de coopérations bilatérales avec les pays européens.
Sortir de l’Union européenne ne signifie pas sortir du marché européen, ni rompre toute coopération économique avec nos voisins.
Des décisions prises en France, par des responsables français
Une politique économique lisible
Une agriculture protégée
Une industrie soutenue
Une démocratie redevenue responsable
Les citoyens savent qui décide, et pourquoi.
Le Frexit n’est ni un tabou, ni un slogan.
C’est :
une décision politique majeure,
assumée,
expliquée,
chiffrée,
soumise au vote du peuple.
La France ne peut pas être souveraine à moitié.
Elle doit soit décider librement, soit accepter de ne plus décider.
Le Parti Francophile fait le choix clair de la souveraineté.
La maîtrise de la politique monétaire et financière est un levier essentiel de l’indépendance nationale. Le Parti Francophile souhaite restaurer une capacité de décision nationale cohérente avec les intérêts du peuple français et de l’économie réelle.
Aujourd’hui, la France ne maîtrise plus sa politique monétaire.
Depuis l’adoption de l’euro :
la création monétaire est décidée par la Banque centrale européenne (BCE),
les taux d’intérêt ne sont plus adaptés aux réalités économiques françaises,
la politique monétaire échappe totalement au contrôle démocratique national.
Les décisions monétaires majeures sont prises :
sans mandat direct du peuple français,
selon des équilibres européens souvent défavorables à l’économie réelle française.
La monnaie n’est pas un simple outil technique.
Elle est un instrument de souveraineté politique, économique et sociale.
Le Parti Francophile considère que :
un État qui ne maîtrise pas sa monnaie,
ne maîtrise ni son budget,
ni son développement économique,
ni sa trajectoire sociale.
La souveraineté monétaire implique :
la capacité de décider des taux d’intérêt,
la maîtrise de la création monétaire,
l’orientation du crédit vers l’économie réelle,
la possibilité de financer des investissements stratégiques nationaux.
Aujourd’hui, ces leviers sont hors de portée de l’État français.
Le Parti Francophile propose :
la recréation d’une Banque nationale française, indépendante des intérêts privés,
placée sous contrôle démocratique et parlementaire,
avec un mandat clair :
stabilité monétaire + soutien à l’économie réelle.
Cette Banque nationale :
ne serait pas un instrument inflationniste incontrôlé,
mais un outil de pilotage macroéconomique responsable.
Dette publique : environ 3 100 milliards d’euros
Une large part est détenue par des acteurs financiers internationaux
Sans souveraineté monétaire :
la France subit les marchés,
elle ne pilote pas ses marges de manœuvre.
Les taux décidés par la BCE conviennent rarement à l’économie française
Ils favorisent :
la spéculation financière,
au détriment de l’investissement productif
Une politique nationale permettrait :
des taux ciblés pour l’industrie,
des mécanismes spécifiques pour l’agriculture, le logement, l’innovation.
La souveraineté financière vise à :
orienter le crédit vers :
les PME,
l’industrie,
l’agriculture,
les infrastructures stratégiques,
limiter les effets de la financiarisation excessive,
restaurer un lien entre monnaie et économie productive.
L’objectif n’est pas d’imprimer de la monnaie sans limite,
mais de rediriger la finance vers l’intérêt général.
La restauration de la souveraineté monétaire se ferait :
de manière progressive,
juridiquement sécurisée,
en coordination avec les partenaires économiques,
avec protection de l’épargne des ménages.
Aucune décision brutale, aucun saut dans l’inconnu.
Politique économique lisible
Soutien renforcé à l’emploi et à la production
Meilleure protection face aux crises financières
Capacité d’investissement national retrouvée
Décisions monétaires à nouveau responsables devant la Nation
La souveraineté monétaire et financière n’est :
ni une lubie idéologique,
ni un repli,
ni un retour en arrière.
C’est une condition de la démocratie économique.
Un pays qui ne maîtrise pas sa monnaie
ne maîtrise pas son destin.
Le Parti Francophile fait le choix
d’une monnaie au service du peuple
et non l’inverse.
L’État doit être efficace, lisible et recentré sur ses missions essentielles. Le Parti Francophile défend une réforme profonde de l’organisation administrative afin de renforcer l’action publique, réduire les lourdeurs et améliorer le service rendu aux citoyens.
Aujourd’hui, l’État français souffre d’une désorganisation structurelle profonde.
Au fil des réformes successives :
les responsabilités ont été dispersées,
les niveaux administratifs se sont multipliés,
les agences et autorités indépendantes se sont accumulées.
Résultat :
un État qui ne maîtrise plus pleinement ses politiques,
des circuits de décision opaques,
une perte de contrôle budgétaire,
un éloignement croissant entre l’administration et les citoyens.
Un État fort n’est pas un État omniprésent.
C’est un État :
clair dans ses compétences,
responsable de ses décisions,
capable d’agir efficacement.
Le Parti Francophile considère que :
un État qui délègue ses fonctions régaliennes,
qui éclate son organisation,
et qui sous-traite ses missions essentielles,
cesse d’être pleinement souverain.
La réorganisation de l’État vise à :
recentraliser les fonctions stratégiques,
clarifier les chaînes de responsabilité,
supprimer les doublons administratifs.
L’État doit reprendre directement la main sur :
la définition des politiques publiques,
leur mise en œuvre,
leur contrôle budgétaire.
Sans intermédiaires inutiles, sans structures parallèles.
Le Parti Francophile propose :
la suppression ou la réintégration progressive des agences administratives indépendantes,
le rattachement direct des missions essentielles aux ministères,
une responsabilité claire des décideurs publics.
Objectif :
un seul décideur identifiable,
un seul budget,
une seule ligne de responsabilité.
5.1. Multiplication des structures
La France compte aujourd’hui :
plusieurs centaines d’agences, autorités et organismes satellites,
des coûts de fonctionnement élevés,
une dilution de la responsabilité politique.
Cette organisation :
alourdit les dépenses publiques,
ralentit l’action,
fragilise le contrôle démocratique.
5.2. Perte de pilotage budgétaire
Lorsque l’État finance des structures qu’il ne maîtrise pas directement :
il perd la vision globale,
il multiplie les circuits de financement,
il affaiblit sa capacité d’arbitrage.
La recentralisation proposée :
ne vise pas à tout décider depuis Paris,
mais à garantir que l’État reste maître de ses politiques.
Les services publics doivent :
exécuter une stratégie nationale claire,
être présents sur le territoire,
agir au plus près des citoyens,
sans être juridiquement éclatés.
La réorganisation de l’État se ferait :
par étapes,
avec audit préalable des structures existantes,
sans rupture brutale du service public.
Chaque suppression ou fusion :
serait justifiée,
encadrée,
accompagnée pour les agents concernés.
Un État réorganisé, c’est :
des décisions plus rapides,
des responsabilités clairement identifiées,
une meilleure utilisation de l’argent public,
des services publics plus lisibles,
une autorité publique restaurée.
La réorganisation de l’État n’est :
ni une politique de casse,
ni une technocratie autoritaire,
ni une recentralisation aveugle.
C’est une exigence de souveraineté et d’efficacité.
Un État qui ne se gouverne plus lui-même
ne peut pas gouverner le pays.
Le Parti Francophile fait le choix
d’un État recentré, responsable et souverain,
au service du bien commun.
Le Parti Francophile propose la création d’un Centre Administratif National destiné à rationaliser le fonctionnement de l’État, améliorer la coordination des administrations et renforcer la cohérence de l’action publique.
L’administration centrale française est aujourd’hui éclatée entre de très nombreux sites, souvent éloignés les uns des autres. Cette dispersion :
complique la coordination interministérielle,
ralentit la prise de décision,
génère des coûts immobiliers et logistiques élevés,
affaiblit la cohérence de l’action publique.
Un État dispersé fonctionne moins vite, moins bien et plus cher.
Un État efficace repose sur :
une administration centrale structurée,
des circuits décisionnels courts,
une coordination permanente entre les services.
Le Parti Francophile défend un État organisé, lisible et maîtrisé, capable d’agir rapidement sans multiplier les intermédiaires.
Le Centre Administratif National est un outil d’organisation, destiné à :
regrouper l’administration centrale de l’État,
améliorer la coordination entre ministères,
rationaliser le fonctionnement quotidien de l’État.
Le CAN ne se substitue pas aux institutions historiques :
le Président de la République conserve l’Élysée,
le Premier ministre conserve Matignon,
tout en disposant chacun d’un bureau fonctionnel au sein du CAN pour le travail interministériel.
Le CAN est conçu comme :
un ensemble administratif unique,
d’une surface de l’ordre du million de mètres carrés,
réparti sur une dizaine de niveaux,
intégrant les ministères centraux, directions générales et services stratégiques.
Il s’agit d’un ordre de grandeur, permettant d’accueillir l’administration centrale sans dispersion.
La création du CAN représente :
un investissement estimé entre 5 et 8 milliards d’euros,
incluant construction, équipements, sécurité et systèmes numériques.
Ce coût doit être analysé comme un investissement structurel de long terme, comparable aux grands projets immobiliers de l’État.
Le regroupement de l’administration centrale permettrait :
la suppression de nombreux loyers et sites éclatés,
la mutualisation des services supports,
une réduction durable des coûts de fonctionnement.
Les économies attendues sont estimées entre :
600 millions et 1 milliard d’euros par an à terme.
Le retour sur investissement serait atteint en moins de dix ans, avant de générer un gain net pour les finances publiques.
L’État impose aujourd’hui aux particuliers et aux entreprises :
l’occupation effective de leurs biens,
la mise en location des logements vacants,
ou, à défaut, une fiscalité dissuasive sur les propriétés inoccupées.
Le Parti Francophile considère que l’État doit s’appliquer à lui-même les règles qu’il impose à la Nation.
Dans le cadre du Centre Administratif National, l’État s’engage donc à :
rationaliser son parc immobilier,
réduire le nombre de bâtiments administratifs sous-occupés,
céder ou réaffecter les biens devenus inutiles,
mettre fin à la dispersion et à la vacance immobilière publique.
Cette démarche vise :
une gestion plus sobre et responsable du patrimoine de l’État,
une réduction des coûts d’entretien et de fonctionnement,
une cohérence entre la politique immobilière publique et les exigences imposées aux citoyens.
L’État ne peut exiger la sobriété sans l’incarner.
Le CAN intègre :
des infrastructures sécurisées,
des réseaux numériques souverains,
des centres de coordination et de gestion de crise.
Objectif :
garantir la continuité de l’État,
y compris en situation de crise majeure.
Le CAN permet :
des décisions plus rapides,
une meilleure coordination gouvernementale,
une administration plus lisible,
une utilisation plus rigoureuse de l’argent public.
Ce n’est pas une réforme symbolique, mais fonctionnelle.
Le Centre Administratif National n’est :
ni un projet de prestige,
ni une centralisation autoritaire,
ni une bureaucratie supplémentaire.
C’est un outil de rationalisation, au service de l’efficacité et de la cohérence de l’État.
Un État organisé décide mieux.
Un État cohérent agit plus vite.
Le Centre Administratif National donne à la République
les moyens concrets d’une gouvernance moderne,
efficace et responsable.
La justice doit être indépendante, impartiale, rapide et exemplaire. Le Parti Francophile défend une justice républicaine accessible à tous, garante de l’égalité devant la loi et de la confiance des citoyens.
Indépendance, fermeté, exemplarité et respect des victimes
La justice française traverse une crise profonde de crédibilité.
Les citoyens constatent :
des délais excessifs,
des décisions perçues comme incohérentes ou laxistes,
un sentiment d’impunité pour certains crimes graves.
Cette situation fragilise l’autorité de l’État et la confiance dans l’institution judiciaire.
La justice est un pilier de la République.
Elle doit être :
indépendante du pouvoir politique,
impartiale,
rapide,
lisible,
et exemplaire.
Mais l’indépendance ne peut signifier irresponsabilité.
Toute autorité républicaine exerce un pouvoir qui implique des devoirs.
Le Parti Francophile affirme un principe clair :
la justice doit d’abord reconnaître la réalité vécue par les victimes.
Aujourd’hui, le débat judiciaire est trop souvent centré sur :
le parcours du condamné,
sa réinsertion,
ses perspectives de sortie.
Or, les victimes et leurs familles :
subissent des conséquences irréversibles,
portent les traumatismes toute leur vie,
ne bénéficient d’aucune remise de peine.
Le Parti Francophile défend :
la perpétuité réelle pour les crimes les plus graves,
le cumul effectif des peines lorsque plusieurs victimes sont concernées.
Exemple clair :
Lorsqu’une personne assassine plusieurs victimes,
est-il respectueux de leur mémoire et de leurs familles
de fusionner les peines en une seule sanction globale ?
➡️ Non.
Est-il acceptable qu’un individu ayant ôté plusieurs vies
puisse sortir après quelques années pour “bonne conduite” ?
➡️ Non.
Chaque victime compte.
Chaque crime doit être pleinement reconnu dans la peine prononcée.
Il est essentiel de rappeler une vérité trop souvent oubliée :
les victimes sont, elles, condamnées à vie.
Contrairement à l’auteur des faits :
elles ne sortent jamais de leur statut de victimes,
leur souffrance ne s’atténue pas par décret,
leur existence est durablement marquée.
Une justice équilibrée doit reconnaître que :
la peine du condamné peut prendre fin,
mais la peine des victimes, elle, est définitive.
La justice n’a pas uniquement une fonction punitive.
Elle a aussi une mission de protection collective.
Pour certains profils criminels :
la dangerosité est durable,
la récidive est un risque réel,
la remise en liberté met en danger la société.
Dans ces cas, la fermeté n’est pas une vengeance,
mais une responsabilité républicaine.
Le Parti Francophile défend l’indépendance de la magistrature,
mais refuse toute forme d’impunité institutionnelle.
Lorsqu’un magistrat fait preuve :
de complaisance répétée,
de partialité avérée,
ou de manquements graves à son devoir,
une procédure d’enquête indépendante doit pouvoir être engagée,
avec des sanctions possibles en cas de faute caractérisée.
Comme tout citoyen exerçant une fonction à responsabilité,
le juge doit répondre de ses actes.
Le droit français est devenu :
excessivement volumineux,
parfois contradictoire,
difficilement lisible, même pour les professionnels.
Le Parti Francophile propose :
une réforme en profondeur des codes,
la suppression des articles obsolètes,
une clarification des sanctions,
une hiérarchisation cohérente des infractions.
Une justice efficace est une justice compréhensible.
La fermeté judiciaire :
n’est ni une dérive autoritaire,
ni une négation des droits fondamentaux,
ni un retour en arrière.
Elle est la condition de l’autorité de l’État
et du respect des citoyens envers la loi.
Une République qui protège les criminels
plus que les victimes
cesse d’être juste.
Le Parti Francophile défend une justice :
humaine mais ferme,
indépendante mais responsable,
protectrice de la société,
respectueuse de la mémoire des victimes.
Sans justice exemplaire,
il n’y a ni République solide,
ni paix sociale durable.
La sécurité est une condition de la liberté. Le Parti Francophile défend le rétablissement de l’autorité de l’État, la protection effective des citoyens et le respect strict du cadre républicain.
Depuis plusieurs années, la France fait face à une dégradation continue de la sécurité publique :
hausse des violences du quotidien,
augmentation des atteintes aux personnes,
banalisation des agressions physiques et des menaces,
progression des trafics organisés,
sentiment d’abandon dans de nombreux territoires.
L’insécurité n’est plus un sujet ponctuel.
Elle devient, dans certains endroits, un fait social installé.
Quelques ordres de grandeur (tendances générales) :
plus de 1 million d’atteintes aux personnes enregistrées annuellement,
hausse marquée des agressions à l’arme blanche,
progression des violences contre les forces de l’ordre,
consolidation de réseaux de trafics dans certains quartiers.
Le problème est désormais structurel : quand l’État recule, d’autres imposent leur loi.
La sécurité n’est pas une option.
Elle est la condition de toute liberté.
Un citoyen qui a peur :
évite certains lieux,
modifie la vie quotidienne,
perd confiance dans la République.
La mission première de l’État républicain est de garantir la protection physique des citoyens, sur l’ensemble du territoire national, sans exception.
L’ordre républicain implique :
l’application effective des lois,
l’égalité réelle devant la règle commune,
la fin des zones où l’État est contesté ou absent,
la protection prioritaire des victimes,
la sanction effective des violences et de la récidive.
Il ne s’agit pas d’autoritarisme.
Il s’agit d’un État souverain qui remplit sa mission : protéger.
Le Parti Francophile propose :
renforcement des effectifs de police et de gendarmerie,
redéploiement vers le terrain (moins d’administratif, plus d’opérationnel),
développement des unités de proximité et de présence visible,
modernisation des équipements (véhicules, protection, transmissions),
simplification procédurale (réduire les tâches inutiles qui immobilisent les effectifs).
Objectif : remettre la force publique là où elle est attendue : sur le terrain.
La France dispose d’environ 250 000 policiers et gendarmes.
Le Parti Francophile propose une hausse progressive et réaliste, de type :
+20 000 personnels supplémentaires sur 5 ans,
avec un objectif de présence opérationnelle accrue,
et un recentrage sur les missions régaliennes.
Le budget de la sécurité intérieure est d’environ 25 milliards d’euros.
Une hausse progressive, ciblée, de l’ordre de :
+2 à +3 milliards d’euros par an (phase de montée en puissance),
permettrait :
recrutement,
formation,
équipements,
modernisation technologique,
amélioration de la condition opérationnelle.
La sécurité n’est pas gratuite : l’insécurité coûte bien davantage, humainement et économiquement.
La République ne peut tolérer :
des quartiers hors contrôle,
des trafics installés durablement,
des pressions sur les habitants,
des intimidations sur les institutions (école, mairie, services publics),
des zones où l’État ne peut plus agir normalement.
Mesures proposées :
démantèlement systématique des points de deal,
lutte renforcée contre les réseaux structurés,
confiscation accélérée des avoirs criminels,
coopération opérationnelle police-justice renforcée,
réinstallation concrète de services publics sécurisés dans les territoires abandonnés.
La souveraineté nationale n’est pas fractionnable.
Aucun territoire ne peut échapper à l’autorité de la République.
Les agressions contre les forces de l’ordre doivent entraîner :
une réponse pénale ferme,
une exécution réelle des peines,
une fin des signaux d’impunité.
Un pays qui laisse s’installer la violence contre ses policiers et ses gendarmes sape son propre socle institutionnel.
La force publique doit être respectée, parce qu’elle est l’instrument légitime de la loi.
Dans des situations exceptionnelles (émeutes graves, insurrection localisée, perte manifeste de contrôle), le Parti Francophile considère qu’il doit exister un mécanisme permettant de rétablir l’autorité républicaine.
Le Parti Francophile propose :
qu’en cas de dépassement des capacités civiles,
le préfet puisse demander, avec validation gouvernementale,
un recours exceptionnel aux forces armées pour sécurisation temporaire et reprise de contrôle.
Il ne s’agit pas de militariser la société.
Il s’agit d’éviter l’existence de no man’s land sur le territoire national.
Cette intervention serait :
temporaire,
juridiquement encadrée,
limitée à la sécurisation et au rétablissement de l’accès,
suivie du retour complet aux forces civiles.
Le Parti Francophile affirme un principe simple :
Celui qui enfreint la loi en assume l’entière responsabilité.
En particulier, en cas de refus d’obtempérer :
les dégâts matériels causés par le contrevenant doivent être intégralement mis à sa charge,
la responsabilité civile et financière doit être automatique,
la logique actuelle qui pousse parfois l’État à reculer par crainte de mise en cause doit être renversée : c’est au contrevenant de s’arrêter et d’obéir.
Le respect des injonctions des forces de l’ordre n’est pas optionnel.
La République ne se met pas en retrait pour éviter les vagues.
Les forces de l’ordre doivent :
agir dans un cadre juridique clair,
être protégées lorsqu’elles respectent les règles,
bénéficier d’une formation continue et modernisée.
Le Parti Francophile propose :
une clarification législative du cadre d’usage de la force,
une sécurisation juridique des agents confrontés à une menace réelle,
une modernisation des protocoles d’intervention (doctrine, équipements, coordination),
une formation renforcée sur la proportionnalité, la gestion de crise, et la prise de décision sous stress.
L’objectif n’est pas de banaliser l’usage de la force.
L’objectif est de mettre fin à l’insécurité juridique permanente, tout en imposant des standards élevés.
Plus de droits impliquent plus de devoirs.
Si les forces de l’ordre obtiennent :
un cadre d’action clarifié,
une protection juridique renforcée,
des moyens élargis,
alors le niveau d’exigence doit augmenter en parallèle :
contrôle plus intensif,
enquêtes plus systématiques en cas d’accusation grave,
exigence d’exemplarité et de discipline renforcée.
Cela doit se faire :
dans le respect strict de la présomption d’innocence,
avec des procédures rapides et sérieuses,
sans complaisance lorsqu’une faute est avérée,
sans acharnement lorsque l’agent a agi dans le cadre légal.
La République protège ses forces de l’ordre, mais n’accepte ni abus ni impunité.
baisse mesurable des violences,
sécurisation des centres-villes, transports, zones commerciales,
protection accrue des habitants des quartiers sous emprise,
retour de l’autorité républicaine dans tous les territoires,
confiance restaurée, donc attractivité économique renforcée,
réaffirmation d’un État souverain et cohérent.
La fermeté républicaine :
n’est pas une idéologie,
n’est pas un repli,
n’est pas une posture électorale.
C’est une nécessité institutionnelle.
Sans sécurité, il n’y a ni liberté réelle, ni prospérité durable, ni cohésion nationale.
Aucun territoire ne peut échapper à la loi.
Aucune bande ne peut se substituer à l’État.
Aucune zone de notre République ne doit devenir un no man’s land.
Le Parti Francophile fait le choix :
d’un État ferme, responsable et souverain,
qui protège les citoyens,
sanctionne les violences,
rétablit l’ordre républicain,
et exige l’exemplarité de ceux qui ont autorité.
La défense nationale est un pilier de la souveraineté. Le Parti Francophile soutient une armée moderne, indépendante et capable d’assurer la protection du territoire et des intérêts fondamentaux de la Nation.
Le contexte géopolitique mondial s’est profondément durci :
Guerre en Ukraine
Conflits au Moyen-Orient
Tensions en mer de Chine
Cyberattaques étatiques
Guerre informationnelle
Pressions énergétiques
La paix n’est jamais acquise.
La stabilité dépend de la capacité de dissuasion et de réaction.
La France reste une puissance militaire majeure,
mais elle affronte plusieurs fragilités :
dépendances industrielles stratégiques,
tensions budgétaires,
baisse du lien armée-nation,
fragilité du vivier humain en cas de conflit majeur.
Le budget actuel de la défense avoisine 45 à 50 milliards d’euros par an.
Le Parti Francophile considère que :
L’effort doit être stabilisé à un niveau cohérent avec les menaces.
Chaque euro investi doit renforcer l’autonomie réelle.
La priorité doit aller à l’efficacité, non à la communication.
L’investissement devra cibler :
modernisation des équipements,
renouvellement des matériels majeurs,
cyberdéfense,
spatial militaire,
renseignement stratégique,
souveraineté technologique.
Une défense crédible repose sur la constance et la planification.
Une armée dépendante technologiquement n’est plus indépendante.
Le Parti Francophile soutient :
la relocalisation de productions stratégiques,
la sécurisation des chaînes d’approvisionnement,
le renforcement des industries d’armement françaises,
l’investissement massif dans :
drones,
intelligence artificielle militaire,
cybersécurité,
guerre électronique,
spatial.
L’industrie de défense est aussi un levier économique majeur :
emploi qualifié,
recherche,
innovation,
exportations stratégiques.
La défense ne se limite pas aux opérations extérieures.
Elle implique :
la protection des infrastructures critiques,
la sécurité énergétique,
la protection des réseaux numériques,
la capacité de réaction face aux catastrophes majeures,
la défense des territoires ultramarins.
La résilience nationale doit être renforcée.
La dissuasion nucléaire demeure un pilier de l’indépendance française.
Le Parti Francophile soutient :
le maintien d’une dissuasion crédible,
la modernisation des capacités stratégiques,
une décision exclusivement nationale.
La capacité de dissuasion garantit la liberté politique.
Le Parti Francophile défend le retour d’un service national militaire obligatoire, d’une durée minimale de 6 mois.
Il ne s’agirait pas d’un service civique symbolique.
Ce serait un véritable service militaire comprenant :
formation militaire de base,
apprentissage du maniement des armes,
formation au commandement,
discipline,
cohésion,
instruction aux valeurs républicaines,
préparation aux situations de crise.
Préparation stratégique
Créer un vivier mobilisable en cas de conflit majeur.
Transmission des valeurs
Redonner le sens du devoir, de l’effort et de la Nation.
Cohésion sociale
Mélanger les origines sociales, territoriales et culturelles.
Le service national a historiquement constitué un creuset républicain.
Cadre structurant pour la jeunesse
Donner des repères, une discipline, un sens collectif.
Environ 700 000 jeunes atteignent chaque année l’âge de la majorité.
Un service de 6 mois nécessiterait :
une montée en puissance progressive,
une planification sur plusieurs années,
des infrastructures adaptées,
une organisation territoriale rationalisée.
Ce serait un investissement stratégique long terme,
non une mesure improvisée.
La disparition du service national a affaibli le lien armée-nation.
Le Parti Francophile souhaite :
rétablir ce lien,
renforcer la compréhension des enjeux de défense,
redonner un socle commun à la jeunesse.
La défense ne doit pas être perçue comme un sujet éloigné.
Elle concerne chaque citoyen.
La défense nationale n’est :
ni un réflexe nostalgique,
ni une posture martiale,
ni un repli.
C’est une nécessité stratégique.
Un pays qui ne peut se défendre
ne décide plus pleinement de son avenir.
La souveraineté ne se décrète pas.
Elle se garantit.
Sans défense solide :
pas d’indépendance diplomatique,
pas de sécurité nationale,
pas de liberté stratégique.
Le Parti Francophile fait le choix
d’une France capable de se défendre,
capable de décider,
et capable de transmettre à sa jeunesse
le sens de la Nation et du devoir.
La désindustrialisation affaiblit la Nation. Le Parti Francophile défend une stratégie de réindustrialisation visant à restaurer l’autonomie économique, préserver l’emploi et sécuriser les secteurs stratégiques.
Depuis quarante ans, la France a perdu une part majeure de son tissu industriel :
la part de l’industrie dans le PIB est passée d’environ 20 % dans les années 1980 à environ 10 % aujourd’hui,
plus de 2 millions d’emplois industriels ont disparu,
des filières entières ont été délocalisées.
Cette désindustrialisation a entraîné :
une dépendance accrue aux importations,
un affaiblissement stratégique,
une désertification de nombreux territoires.
Les gouvernements successifs ont :
favorisé les délocalisations,
bradé certains fleurons industriels,
privilégié la financiarisation au détriment de la production réelle,
laissé se multiplier les rachats par des intérêts étrangers.
Ce choix a fragilisé notre souveraineté économique.
Une Nation forte doit :
produire ce qu’elle consomme,
maîtriser ses chaînes stratégiques,
protéger ses secteurs clés.
L’économie ne peut être entièrement abandonnée aux logiques spéculatives ou aux intérêts extérieurs.
Le Parti Francophile identifie comme prioritaires :
l’énergie,
la défense,
les infrastructures critiques,
la pharmacie et la santé,
l’agroalimentaire,
les technologies stratégiques.
La relocalisation devra être progressive, ciblée et juridiquement sécurisée.
Lorsque l’intérêt stratégique national est en jeu, l’État doit pouvoir :
reprendre des participations,
sécuriser des actifs industriels,
empêcher des prises de contrôle hostiles.
Il ne s’agit pas de nationaliser massivement, mais d’intervenir lorsque la souveraineté est menacée.
Les PME constituent le cœur du tissu productif :
simplification administrative,
fiscalité adaptée,
accès facilité au crédit,
soutien à l’investissement productif.
L’objectif : recréer un écosystème industriel dynamique.
Un plan pluriannuel d’investissement devra cibler :
les territoires désindustrialisés,
les infrastructures industrielles,
les filières stratégiques.
Investir dans l’industrie, c’est investir dans l’emploi et la stabilité.
La réindustrialisation vise la création massive d’emplois :
emplois qualifiés,
emplois intermédiaires,
emplois indirects.
L’industrie a un effet multiplicateur supérieur aux secteurs purement tertiaires.
Réindustrialiser n’est pas une dépense perdue.
C’est un investissement productif générateur de recettes et d’économies publiques.
Prenons un emploi industriel moyen :
salaire brut annuel : environ 40 000 €
Cotisations sociales (salariées + patronales)
≈ 18 000 à 20 000 € / an
(financement protection sociale)
Impôt sur le revenu
≈ 2 000 à 5 000 € / an
TVA générée par la consommation
≈ 3 000 à 5 000 € / an
➡ Impact public global estimé :
≈ 23 000 à 30 000 € par emploi et par an.
Impôt + TVA :
≈ 5 000 à 10 000 € / an
et souvent davantage selon situation fiscale.
Hypothèse prudente :
1 emploi industriel direct → 1 emploi indirect
Si 300 000 emplois industriels directs sont recréés :
300 000 emplois indirects associés
Total : 600 000 emplois
Hypothèse moyenne de 12 000 € de recettes budgétaires par emploi :
600 000 × 12 000 €
= 7,2 milliards d’euros de recettes annuelles
À cela s’ajoutent :
baisse des dépenses chômage,
baisse des minima sociaux,
relance de la consommation,
redynamisation des territoires.
Chaque emploi recréé réduit :
allocations chômage,
aides sociales liées à l’inactivité,
coûts indirects (désocialisation, perte d’attractivité des territoires).
La réindustrialisation agit donc sur :
les recettes,
les dépenses.
L’objectif n’est pas :
l’impression monétaire incontrôlée,
le protectionnisme aveugle.
L’objectif est :
une économie productive,
résiliente,
capable d’absorber les crises.
La réindustrialisation n’est :
ni un retour au passé,
ni une nostalgie.
C’est une nécessité stratégique.
Une Nation qui ne produit plus dépend des autres.
Une Nation qui dépend perd sa liberté.
Le Parti Francophile fait le choix :
de la production,
de l’emploi,
de la souveraineté économique,
d’un cercle vertueux chiffré, transparent et défendable.
L’égalité républicaine passe par un accès équitable aux services publics. Le Parti Francophile défend la restauration et la modernisation des services publics sur l’ensemble du territoire national.
Depuis plusieurs décennies, la France connaît une concentration progressive des services publics :
fermetures de gares,
fermetures de bureaux de poste,
disparition des trésoreries,
recul des services de santé,
éloignement des administrations.
Cette politique a créé une France à deux vitesses :
les métropoles surdotées,
les territoires ruraux et périurbains délaissés.
Lorsque l’accès aux services publics dépend du lieu de résidence :
l’égalité devant la loi est fragilisée,
le sentiment d’abandon s’installe,
la défiance envers l’État augmente.
Un citoyen rural n’est pas un citoyen de seconde zone.
La République doit être :
visible,
accessible,
opérationnelle sur tout le territoire.
Les services publics ne sont pas une charge inutile,
ils sont l’ossature de la cohésion nationale.
Le Parti Francophile défend :
la réouverture de services publics de proximité,
des structures adaptées à la taille des territoires,
une présence humaine minimale garantie.
Il ne s’agit pas de recréer des structures obsolètes,
mais de redonner un accès réel.
Les territoires les plus touchés doivent être traités en priorité :
campagnes,
petites villes,
zones enclavées.
La désertification administrative entraîne :
désertification économique,
désertification sociale,
perte d’attractivité durable.
La modernisation ne doit pas être synonyme de suppression.
Le Parti Francophile défend :
la mutualisation des services lorsque c’est pertinent,
le maintien d’un point d’accueil physique minimal,
l’adaptation locale plutôt que la standardisation aveugle.
La dématérialisation ne peut être :
ni exclusive,
ni imposée sans alternative.
De nombreux citoyens :
ne maîtrisent pas le numérique,
n’ont pas d’accès fiable à Internet,
sont exclus des démarches essentielles.
Le numérique doit compléter l’humain,
pas le remplacer.
La présence des services publics contribue directement à :
la sécurité,
la stabilité,
la prévention des tensions sociales.
Un territoire abandonné devient plus vulnérable :
à la délinquance,
aux trafics,
aux replis communautaires.
Le Parti Francophile souhaite :
une simplification des strates administratives,
une meilleure lisibilité des compétences,
un État stratège recentré sur ses missions essentielles.
L’objectif n’est pas la centralisation excessive,
mais la cohérence et l’efficacité.
Les agents publics sont en première ligne :
conditions de travail améliorées,
missions clarifiées,
protection institutionnelle renforcée.
On ne renforce pas l’État en affaiblissant ceux qui le servent.
Réimplanter les services publics permet :
de maintenir l’activité locale,
de soutenir l’emploi,
de préserver l’attractivité des territoires.
À long terme :
moins de fractures sociales,
moins de coûts de rattrapage,
plus de stabilité nationale.
Il ne s’agit pas :
de multiplier les structures inutiles,
ni de nier les contraintes budgétaires.
Il s’agit :
d’investir là où l’abandon coûte plus cher que la présence.
Un État absent de ses territoires
cesse progressivement d’être un État.
Le Parti Francophile défend :
une République visible,
des services publics accessibles,
une égalité réelle, pas théorique.
La cohésion nationale ne se décrète pas.
Elle se construit, service public par service public, territoire par territoire.
Le Parti Francophile fait le choix
d’une République présente partout
et au service de tous les Français.
L’agriculture est un pilier de l’indépendance nationale. Le Parti Francophile défend une politique agricole respectueuse des producteurs, garante de la souveraineté alimentaire et de la qualité des productions.
Depuis plusieurs décennies, l’agriculture française est progressivement soumise :
à des normes élaborées hors du cadre national,
à des contraintes administratives croissantes,
à une concurrence internationale ne respectant pas les mêmes standards sociaux, sanitaires ou environnementaux.
Cette situation entraîne une baisse continue du revenu agricole,
une disparition des exploitations familiales
et une dépendance alimentaire croissante vis-à-vis de l’étranger.
L’agriculture constitue :
un enjeu stratégique de sécurité nationale,
un outil d’aménagement du territoire,
un facteur de stabilité économique et sociale.
Un pays qui dépend de l’extérieur pour se nourrir
s’expose à des ruptures d’approvisionnement
et à des pressions économiques ou diplomatiques.
Toute réforme devra être conçue :
avec les agriculteurs eux-mêmes,
à partir de leur expérience concrète du terrain.
L’objectif est de mettre fin à une gouvernance technocratique éloignée des réalités agricoles
en instaurant une co-construction systématique des politiques publiques.
La politique agricole devra privilégier :
la qualité des productions,
la durabilité des pratiques,
la valeur ajoutée des filières françaises.
Une agriculture fondée sur la qualité permet :
une meilleure rémunération des producteurs,
une réduction des intrants chimiques,
une montée en gamme des productions nationales.
La reprise d’une politique agricole nationale permettra :
d’adapter les aides aux réalités des territoires,
de soutenir les filières fragilisées,
de favoriser l’installation de nouveaux exploitants.
L’État pourra ainsi orienter directement les financements
vers les productions jugées stratégiques pour la Nation.
Les accords commerciaux internationaux exposent :
les agriculteurs français à une concurrence déloyale,
les consommateurs à des produits ne respectant pas nos normes sanitaires.
Le Parti Francophile s’oppose aux accords permettant l’importation :
de produits traités avec des substances interdites en France,
de viandes issues d’élevages ne respectant pas nos standards.
L’objectif est d’atteindre :
un haut niveau d’autosuffisance alimentaire,
une capacité de production suffisante pour couvrir les besoins nationaux.
Cette stratégie vise à sécuriser l’approvisionnement
en cas de crise économique, sanitaire ou géopolitique.
Le maintien d’un tissu agricole dense nécessite :
des prix rémunérateurs,
une stabilité économique des exploitations.
Une meilleure valorisation des productions locales
permettra de réduire la dépendance aux aides publiques.
La simplification des procédures administratives vise à :
libérer du temps de travail,
réduire les coûts indirects pour les exploitants.
La multiplication des contrôles redondants
sera remplacée par des dispositifs de suivi simplifiés.
Le développement des circuits courts permet :
une meilleure rémunération des producteurs,
une réduction des intermédiaires,
un rapprochement entre producteurs et consommateurs.
Il contribue également à limiter l’empreinte carbone liée au transport.
La transformation locale des productions agricoles :
crée de l’emploi en milieu rural,
augmente la valeur ajoutée captée sur le territoire.
L’implantation d’unités de transformation
sera encouragée par des dispositifs d’investissement ciblés.
Des pratiques agricoles adaptées permettent :
de préserver la fertilité des sols,
de limiter leur appauvrissement.
La rotation des cultures
et l’optimisation des apports nutritifs
participent à la durabilité des exploitations.
Le retour des haies agricoles permet :
de limiter l’érosion des sols,
de ralentir le ruissellement des eaux,
de favoriser la biodiversité utile aux cultures.
Ces aménagements améliorent également
la résilience des exploitations face aux aléas climatiques.
Des parcelles mieux structurées :
facilitent l’absorption des précipitations,
réduisent les phénomènes de ravinement.
Cette organisation permet également
le maintien de corridors écologiques
favorables à la faune auxiliaire.
Le Parti Francophile s’oppose au développement sur le territoire national
de modèles agricoles dépendants :
de semences brevetées non reproductibles,
d’intrants phytosanitaires de synthèse,
de technologies favorisant la standardisation génétique des cultures.
Ces pratiques :
affaiblissent l’autonomie des exploitations,
appauvrissent les sols,
fragilisent la biodiversité agricole,
créent une dépendance économique durable envers des groupes agro-industriels internationaux.
Dans le cadre de la refondation juridique de la VIᵉ République,
le Parti Francophile proposera :
l’interdiction progressive des intrants les plus nocifs pour les sols et la biodiversité,
la limitation de l’usage de semences brevetées empêchant toute reproduction naturelle,
la restauration du droit des agriculteurs à la ressemence.
La souveraineté alimentaire
est une condition essentielle de l’indépendance nationale.
Le Parti Francophile fait le choix :
d’une agriculture durable,
productive,
indépendante.
Les territoires ruraux ne doivent plus être relégués. Le Parti Francophile défend un aménagement équilibré du territoire et une revitalisation durable des zones rurales.
Depuis plusieurs décennies, les politiques d’aménagement ont contribué :
à la concentration des services publics dans les grandes métropoles,
à l’éloignement des administrations,
à la désertification médicale et administrative,
à la fermeture de gares, écoles, bureaux de poste ou trésoreries.
Les zones rurales ont progressivement perdu :
leur autonomie administrative,
leurs services de proximité,
leur attractivité économique.
L’empilement des strates administratives :
communes,
intercommunalités,
départements,
régions,
a conduit à :
une dilution des responsabilités,
une inflation des coûts de fonctionnement,
une perte de lisibilité pour les citoyens,
des délais de décision rallongés.
Le Parti Francophile propose :
la suppression de la strate régionale en tant que collectivité territoriale,
la fin de son rôle budgétaire et administratif.
Les missions aujourd’hui exercées par les régions seraient :
redistribuées aux départements,
ou directement confiées aux communes,
au prorata des compétences réellement exercées.
Les crédits actuellement alloués aux régions seraient :
redirigés vers les départements,
ventilés vers les communes.
Cette réaffectation permettrait :
une meilleure adéquation entre financement et responsabilité,
un renforcement de l’action locale,
une réduction des circuits administratifs intermédiaires.
Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) seraient maintenus uniquement comme :
structures de négociation contractuelle entre communes.
Ils auraient pour mission :
de négocier des contrats communs,
de mutualiser certains projets intercommunaux.
Dans ce nouveau cadre :
les EPCI ne disposeraient plus de budget autonome,
aucun prélèvement fiscal ne serait opéré à leur niveau.
Les financements resteraient :
au niveau communal ou départemental,
les contributions intercommunales étant ponctuelles et contractualisées.
Les EPCI ne disposeraient plus :
de personnel propre,
d’administration permanente.
Un agent administratif pourrait être :
détaché par l’une des communes membres,
pour assurer le suivi contractuel.
Sa rémunération resterait :
à la charge de sa collectivité d’origine.
Les fonctions exercées au sein des EPCI :
ne donneraient plus lieu à indemnisation spécifique.
Les élus intercommunaux :
resteraient des élus municipaux,
sans cumul d’indemnité lié à leur participation intercommunale.
Les indemnités intercommunales représentent aujourd’hui :
plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Leur suppression permettrait :
une réduction immédiate des dépenses de fonctionnement,
une réaffectation vers les services publics locaux,
un renforcement de l’investissement communal.
Le Parti Francophile soutient :
le retour d’administrations dans les villes moyennes,
l’implantation de services publics dans les territoires ruraux,
la lutte contre la centralisation excessive.
Décisions plus rapides,
Responsabilités clarifiées,
Réduction des coûts administratifs,
Renforcement de la proximité,
Redynamisation des territoires ruraux.
Un aménagement équilibré du territoire
suppose une organisation territoriale lisible.
Le Parti Francophile fait le choix :
d’une République de proximité,
fondée sur des collectivités responsables,
au service de tous les territoires.
Le Parti Francophile défend une politique d’immigration ferme, juste et respectueuse des principes républicains, fondée sur la loi, l’intégration et la cohésion nationale.
La France connaît depuis plusieurs décennies :
une augmentation continue des flux migratoires,
un taux d’exécution des OQTF inférieur à 30 % selon les années,
une saturation progressive des dispositifs d’hébergement,
une perte de lisibilité des règles applicables.
Cette situation entraîne :
une tension sur les services publics,
une incompréhension croissante des citoyens,
une difficulté d’intégration durable.
Le Parti Francophile affirme un principe clair :
L’entrée sur le territoire national n’est pas un droit automatique.
Toute admission relève d’une décision souveraine de l’État français.
La réforme distingue explicitement :
Immigration humanitaire (asile),
Immigration économique (autorisation conditionnée),
Séjour irrégulier (procédure d’éloignement).
La réforme repose sur trois piliers :
CRA (Centres de Rétention Administrative) : structures d’accueil temporaire.
CNTR (Centres Nationaux de Traitement et de Rétention) : instruction centralisée des dossiers.
CANA (Contrat d’Accueil des Nouveaux Arrivants) : parcours d’intégration obligatoire.
Capacité cible nationale :
➡️ 50 000 places opérationnelles minimum réparties sur le territoire métropolitain et ultramarin.
Toute demande :
est enregistrée immédiatement,
fait l’objet d’un relevé biométrique complet,
est instruite dans un délai maximum de :
➡️ 90 jours (75 jours instruction + 15 jours recours suspensif unique)
Exception possible :
➡️ 120 jours en cas d’afflux massif ou crise migratoire.
Pendant cette période :
aucune liberté de circulation sur le territoire,
aucun accès aux prestations sociales,
maintien en zone administrative contrôlée.
La réforme organise la logistique complète :
Transferts routiers sécurisés CRA → CNTR,
Navettes aériennes quotidiennes vers hubs internationaux (CDG / Orly),
Utilisation des lignes commerciales régulières,
Accompagnement jusqu’à l’embarquement.
Objectif :
➡️ Réduction drastique des échecs d’embarquement
➡️ Exécution effective des OQTF
➡️ Diminution des coûts d’affrètement spécifiques
Toute embarcation interceptée :
en mer territoriale,
ou à proximité immédiate des côtes,
peut faire l’objet :
d’un transbordement sécurisé,
d’une reconduite vers le port territorial le plus proche du point d’interception.
Sans admission automatique sur le territoire national.
Principe central :
Pas de droits sans contribution.
Accès à la sécurité sociale :
➡️ 12 mois de cotisations effectives minimum.
Accès aux prestations non contributives (RSA, APL, allocations) :
➡️ 36 mois de présence régulière + contribution effective.
Avant ces seuils :
assurance privée obligatoire,
soins urgents vitaux uniquement,
aides humanitaires non monétaires possibles.
La naissance sur le territoire :
n’ouvre pas automatiquement droit à la nationalité si les parents sont en situation irrégulière.
ne suspend pas une procédure d’éloignement en cours.
L’accès au logement social :
n’est pas automatique,
est conditionné à l’emploi,
tient compte de la stabilité professionnelle,
exige le respect du parcours CANA.
Aucune priorité automatique liée au seul statut administratif.
Toute personne admise au séjour doit signer un Contrat d’Accueil des Nouveaux Arrivants (CANA).
Durée :
➡️ 6 mois renouvelable une fois (max 12 mois).
Obligations :
Formation linguistique,
Formation civique,
Respect des valeurs républicaines,
Recherche ou maintien dans l’emploi.
Refus ou abandon :
➡️ Suspension ou retrait du titre de séjour.
Après validation du CANA :
➡️ Titre pluriannuel de 5 ans.
Après 10 ans de présence régulière :
➡️ Possibilité de demande de naturalisation,
sous conditions strictes d’intégration, stabilité et absence de condamnation.
Les collectivités territoriales :
ne pourront attribuer d’aides financières monétaires à des personnes en situation irrégulière,
seules des aides humanitaires ponctuelles non monétaires seront autorisées.
Objectif :
➡️ Unité nationale de la politique migratoire.
Les dispositifs d’accueil et d’aide représentent plusieurs milliards d’euros par an.
La réforme vise :
réduction des séjours administratifs prolongés,
diminution des impayés hospitaliers,
maîtrise des dépenses sociales,
augmentation du taux d’exécution des décisions.
Une politique migratoire claire permet :
une meilleure intégration des personnes admises,
une réduction des tensions sociales,
une restauration de la confiance citoyenne,
un cadre lisible pour tous.
L’immigration ne peut être :
ni subie,
ni désorganisée,
ni émotionnelle.
Elle doit être :
souveraine,
structurée,
juridiquement maîtrisée,
et fondée sur la responsabilité réciproque.
Le Parti Francophile fait le choix d’une politique migratoire ferme, claire et appliquée.
La maîtrise de l’énergie est stratégique. Le Parti Francophile défend des choix énergétiques souverains, cohérents et orientés vers la sécurité à long terme du pays.
La France a longtemps bénéficié d’un avantage énergétique majeur grâce à son parc nucléaire et hydraulique.
Cependant, depuis vingt ans, les ménages ont subi une hausse importante du prix de l’électricité.
Selon les données de l’INSEE, l’indice des prix de l’électricité pour les ménages est passé d’environ 71 en 2004 à plus de 168 en 2024, soit une hausse d’environ 135 %.
Dans le même temps, le salaire net médian du secteur privé est passé d’environ 17 500 € à 26 000 €, soit une progression d’environ 50 %.
L’électricité a donc augmenté près de trois fois plus vite que le salaire médian.
Cette évolution pèse directement sur :
le pouvoir d’achat des ménages,
la compétitivité des entreprises,
la stabilité économique du pays.
L’énergie n’est pas une marchandise comme une autre.
Elle conditionne :
la souveraineté nationale,
la compétitivité industrielle,
la continuité des services publics,
la sécurité du territoire.
Un pays qui ne maîtrise plus son énergie devient dépendant des marchés internationaux et des crises géopolitiques.
Contrairement à certaines idées reçues, la France reste un grand pays exportateur d’électricité.
En 2024, le solde d’exportation net d’électricité a atteint 89 TWh, soit un record historique.
La France a exporté de l’électricité vers :
l’Allemagne et la Belgique,
l’Italie,
la Suisse,
l’Espagne,
le Royaume-Uni.
Cela signifie que la France dispose encore d’un système électrique capable de produire plus que sa consommation lorsque son parc fonctionne correctement.
La dépendance énergétique française concerne surtout les hydrocarbures importés, et non l’électricité.
Le nucléaire représente environ 70 % de la production d’électricité française.
La France dispose aujourd’hui de 56 réacteurs nucléaires répartis sur son territoire.
Ce système présente plusieurs avantages majeurs :
production pilotable,
faibles émissions de carbone,
capacité industrielle nationale,
stabilité du réseau électrique.
Le Parti Francophile considère que le nucléaire doit rester le pilier central de la politique énergétique française.
La France doit :
prolonger en sécurité les réacteurs existants,
reconstruire de nouveaux réacteurs,
soutenir la recherche nucléaire.
Le programme actuel de six EPR2 représente un investissement estimé à environ 72 milliards d’euros, soit environ 10 à 12 milliards d’euros par réacteur.
Ces investissements doivent être évalués sur plusieurs décennies de production, et non sur une logique budgétaire de court terme.
L’hydroélectricité constitue un complément essentiel.
Elle présente plusieurs avantages :
production pilotable
capacité de stockage via les stations de transfert d’énergie par pompage,
infrastructures déjà existantes.
Le Parti Francophile défend :
la modernisation des barrages,
l’optimisation des capacités de stockage,
le maintien d’un contrôle national sur ces infrastructures.
7. Position claire sur l’éolien industriel
Le Parti Francophile s’oppose à l’expansion massive de l’éolien industriel terrestre et maritime.
L’éolien constitue une énergie intermittente, dépendante des conditions météorologiques, et ne peut donc pas assurer une production stable sans moyens pilotables en soutien.
Par ailleurs, les impacts environnementaux de ces installations sont documentés.
Les travaux de l’Office français de la biodiversité indiquent que les oiseaux et les chauves-souris sont les espèces les plus sensibles aux installations éoliennes.
Les effets observés peuvent inclure :
collisions avec les pales,
barotraumatisme,
modification des comportements,
perte ou modification d’habitats.
Les observations menées en France indiquent que la mortalité d’oiseaux peut varier de 0,3 à 18,3 oiseaux par éolienne et par an selon les sites et les espèces, selon les analyses de la Ligue pour la protection des oiseaux.
Une éolienne terrestre nécessite en moyenne 600 à 800 m³ de béton pour sa fondation.
Or la France comptait plus de 9 700 éoliennes fin 2024.
Cela signifie que le parc éolien actuel représente un stock d’environ :
5,8 à 7,8 millions de m³ de béton enfouis dans le sol.
Pour donner un ordre de grandeur :
une piscine olympique représente environ 2 500 m³.
Le parc éolien français correspond donc à environ :
2 300 à 3 100 piscines olympiques de béton.
Ces infrastructures ont une durée de vie d’environ 20 à 25 ans.
À terme, ces fondations devront être :
démantelées,
concassées,
ou réutilisées en remblai.
Ce volume considérable de matériaux représente une réalité industrielle et environnementale qui doit être intégrée dans toute analyse sérieuse de cette filière.
9. Position claire sur le photovoltaïque au sol
Le Parti Francophile distingue deux usages du photovoltaïque :
les installations sur toitures et infrastructures existantes,
les centrales photovoltaïques au sol.
Le premier usage peut constituer un complément énergétique raisonnable.
Le second doit être strictement encadré.
Les installations photovoltaïques au sol nécessitent des surfaces importantes.
Selon les documents techniques du ministère de la Transition écologique, une centrale photovoltaïque nécessite environ 1 hectare par MW installé.
Atteindre les objectifs actuels de développement solaire pourrait mobiliser environ :
30 000 à 40 000 hectares de terrain.
Pour rendre ce chiffre concret :
30 000 hectares représentent environ 42 000 terrains de football
40 000 hectares représentent environ 56 000 terrains de football
En kilomètres carrés :
300 km² à 400 km²
Cela correspond à :
près de trois à quatre fois la superficie de la ville de Paris.
Les documents techniques du ministère de la Transition écologique indiquent que les centrales photovoltaïques au sol peuvent avoir des incidences sur :
les habitats naturels,
la végétation,
les espèces animales,
les continuités écologiques.
Ces impacts dépendent :
du site choisi,
de la surface occupée,
des aménagements réalisés.
Il est donc incorrect de présenter ces installations comme systématiquement neutres pour l’environnement.
La fabrication des panneaux photovoltaïques repose aujourd’hui largement sur des chaînes industrielles situées en dehors de l’Europe.
Le développement massif de cette filière repose donc largement sur :
l’importation d’équipements,
des chaînes industrielles étrangères,
l’extraction de matières premières nécessaires à la fabrication des cellules photovoltaïques.
Cette dépendance pose une question stratégique de souveraineté énergétique.
13. Sortir d’un système de prix incohérent
Le prix de l’électricité en Europe est aujourd’hui largement déterminé par un marché où le prix marginal est influencé par le gaz.
Cela conduit à une situation paradoxale : une électricité produite majoritairement par le nucléaire peut être vendue à un prix indexé sur le gaz.
Le Parti Francophile souhaite réformer ce système afin que le prix national de l’électricité reflète davantage :
le coût réel de production du parc français,
les investissements nationaux,
les intérêts économiques des ménages et des entreprises.
14. Sécuriser les infrastructures énergétiques
Les infrastructures énergétiques doivent être considérées comme des installations stratégiques.
Le Parti Francophile défend :
un renforcement de la protection physique des sites,
un renforcement de la cybersécurité,
une coordination renforcée entre l’État, les opérateurs et les forces de sécurité.
Conclusion
La souveraineté énergétique repose sur quatre piliers :
produire,
maîtriser,
protéger,
planifier.
Le Parti Francophile défend une politique énergétique fondée sur :
une production pilotable,
un socle nucléaire solide,
une maîtrise industrielle nationale,
une écologie pragmatique et non idéologique.
L’énergie doit redevenir un outil de souveraineté nationale et de puissance économique, au service des citoyens et de l’indépendance du pays.
La culture et l’histoire sont des éléments essentiels de l’unité nationale. Le Parti Francophile défend la transmission de l’héritage républicain, de la langue française et des valeurs communes.
La langue française constitue le premier lien commun entre les citoyens. Elle permet à l’ensemble de la Nation de partager une culture, une histoire et un cadre intellectuel commun.
Le Parti Francophile défend une politique active de protection et de valorisation de la langue française. Cela implique notamment :
le respect de l’usage du français dans les institutions publiques ;
la limitation de l’usage abusif des anglicismes dans les communications officielles ;
le soutien aux politiques de promotion du français dans le monde.
La langue française constitue à la fois un héritage culturel et un outil majeur d’influence internationale.
L’histoire de France constitue un élément fondamental de la cohésion nationale.
Le Parti Francophile considère que l’enseignement de l’histoire doit permettre aux citoyens de comprendre les grandes étapes de la construction de la Nation et les fondements de la République.
Cette transmission doit permettre de :
comprendre les évolutions politiques et sociales du pays ;
transmettre les grands repères historiques ;
renforcer le sentiment d’appartenance nationale.
La connaissance de l’histoire permet de construire une mémoire collective et de renforcer la cohésion civique.
La France possède l’un des patrimoines culturels les plus riches du monde.
Ce patrimoine comprend :
les monuments historiques ;
les musées ;
les sites culturels ;
les traditions locales ;
les savoir-faire artisanaux.
Le Parti Francophile défend une politique ambitieuse de protection et de restauration du patrimoine afin de transmettre cet héritage aux générations futures.
La conservation du patrimoine n’est pas seulement une obligation culturelle. Elle constitue également un facteur de rayonnement international et d’attractivité pour le pays.
La culture ne doit pas être réservée aux grandes métropoles.
Le Parti Francophile souhaite renforcer l’accès à la culture dans tous les territoires, notamment dans les zones rurales et les villes moyennes.
Cela suppose notamment :
un rééquilibrage territorial des financements culturels ;
le soutien aux équipements culturels de proximité ;
le maintien et le développement des bibliothèques et médiathèques ;
le soutien aux initiatives culturelles locales.
La culture doit être accessible à tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.
La création artistique participe à la vitalité culturelle du pays.
Le Parti Francophile soutient les politiques permettant de favoriser :
la création artistique ;
la diffusion des œuvres ;
l’émergence de nouveaux talents.
Ce soutien doit s’inscrire dans un cadre respectueux des valeurs républicaines et de l’héritage culturel français.
La création artistique contribue à la richesse culturelle de la Nation et participe à son rayonnement.
La culture constitue également un enjeu de souveraineté.
Une nation qui ne produit plus sa culture et qui ne transmet plus ses références devient progressivement dépendante de modèles culturels extérieurs.
Le Parti Francophile défend donc le principe de souveraineté culturelle, qui consiste à préserver la capacité de la France à produire, diffuser et transmettre ses propres œuvres, ses récits et ses références.
Cette souveraineté culturelle repose notamment sur :
la protection de la production culturelle française ;
la valorisation des œuvres nationales ;
la transmission du patrimoine culturel et intellectuel.
La culture contemporaine passe aujourd’hui largement par les médias audiovisuels et numériques :
cinéma,
télévision,
musique,
contenus numériques.
Le Parti Francophile souhaite renforcer la production culturelle française dans ces domaines afin de préserver la diversité culturelle et de maintenir la capacité d’influence de la France.
Le rayonnement culturel passe aussi par la capacité à produire des œuvres diffusées largement dans le monde.
La transmission culturelle constitue une responsabilité envers les générations futures.
Le Parti Francophile souhaite renforcer les dispositifs permettant aux jeunes générations de découvrir :
l’histoire nationale ;
le patrimoine culturel ;
les institutions républicaines ;
les grandes œuvres de la culture française.
Cette transmission peut passer notamment par :
l’école ;
les institutions culturelles ;
les visites patrimoniales ;
les commémorations nationales.
Une jeunesse qui connaît son histoire et sa culture est mieux préparée à comprendre le fonctionnement de la République et à s’y engager.
Conclusion
La culture, l’histoire et la langue française constituent les piliers de la continuité nationale.
Le Parti Francophile défend une politique culturelle visant à :
transmettre l’héritage républicain ;
protéger le patrimoine national ;
valoriser la langue française ;
soutenir la création artistique ;
garantir l’accès à la culture sur l’ensemble du territoire ;
renforcer la souveraineté culturelle de la France.
Parce qu’une nation qui transmet sa culture et son histoire reste capable de se projeter dans l’avenir et de préserver son identité républicaine.